Patrick JOLY

La Renommée

Frégate de 8 £

Modèle d’arsenal construit suivant la monographie de Jean Boudriot à l’échelle du 1/48ème par Patrick Joly, présenté au stade de charpente ou coque en bois tors

R PJoly 70Caractéristiques

  • Longueur : 124 Pi 6 Po (40, 495 m)
  • Largeur : 33 Pi (10, 725 m)
  • Creux : 15 Pi 1 Po (4, 908 m)
  • Déplacement : 952 tonneaux  (931, 056 t)
  • Artillerie
    26 canons de 8 £ à la batterie
    4 canons de 4 £ sur le gaillard d’arrière
  • Rôle d’équipage :
    Ø Etat major :
    10 officiers
    6 Garde de la Marine
    Ø Equipage :
    39 Maistrance
    6 gabiers
    109 matelots
    30 soldats
    6 hommes (divers)
    Total : 206 hommes

Contexte historique

Auparavant on parlait de frégates vaisseaux qui étaient classées en cinquième rang et possédaient un armement de 24 à 48 canons en deux batteries.

Ces frégates vaisseaux étaient subdivisées en 3 ordres (*1). 5ème Rang 1er Ordre :  (*2).

Deux ponts, deux batteries complètes armées de 42 à 48 canons.
Ils ont de longueur 120 à 122 pieds de l'étrave à l'étambot,
Le 1er pont est percé de 10 à 11 sabords pour des canons de 8 ou 12 £
Le 2ème pont est percé de 10 à 12 sabords pour du canon de 6 £
Il a un château d'avant, un gaillard d'arrière et une demi-dunette.
Ils ont une galerie au niveau du gaillard d’arrière.
Certains ont leur gaillard d’arrière percé de 2 ou 3 sabords pour du canon de 4 £

5ème Rang 2ème Ordre :

Deux ponts, deux batteries dans une demi-batterie et une batterie complète avec un armement total de 36 canons.
Ils ont de longueur 115 à 118 pieds de l'étrave à l'étambot.
Le 1er pont est percé de 4 à 6 sabords  en arrière du grand mât pour des canons de 12 £.
Le 2ème pont est percé de 11 à 12 sabords pour du canon de 6 £.
Il a un château d'avant, un gaillard d'arrière et une demi-dunette.

 5ème Rang 3ème Ordre :

Deux ponts, le deuxième pont armé d’une batterie complète et une batterie de gaillard,
et portant de 24 à 30 canons.
Le 1er pont n’est pas armé.
Le 2ème pont est percé de 10 à 12 sabords pour du canon de 6 ou 8 £
Il a un château d'avant, un gaillard d'arrière.
Le gaillard d’arrière est percé de 2, 3 ou 4 sabords pour du canon de 4 £.

Pour terminer La frégate légère à un pont, qui est armé de 18 à 22 canons en une batterie et dont la longueur varie de 86 à 100 pieds.  

En 1740 est construit à Brest La Médée, frégate de 26 canons de 8£ en une seule batterie, Blaise Ollivier a développé à partir de la frégate légère, un nouveau concept de frégate à un pont percé de 13 sabords et armé de canons de 8 livres avec une hauteur de batterie de 5 Pi 2 Po. Cette frégate aura un faux pont complet qu règne de l’avant à l’arrière, ceci permet de dégager la batterie qui sera à tout moment prêt pour le combat. Ses œuvres mortes seront aussi rases que possible pour privilégier le sillage.
Une différence fondamentale et déterminante pour le succès de ce nouveau type de bâtiment est certainement la hauteur de la batterie, qui avec 5 Pi 2 Po est toujours utilisable, même s’il y a de la mer et surtout si l’on combat sous le vent. (*3).

Les qualités nautiques médiocres et l’utilisation limitée de la batterie basse vont donc condamner  l’ancienne formule de la frégate à deux ponts, et on cessera progressivement d’en construire au profit d’une nouvelle formule de frégate qui dans les décennies suivantes va monter en puissance avec l’augmentation du calibre de son artillerie.
Seront construits en 1744 à Brest (*4). sous l’autorité de Blaise Ollivier, La Sirène par
Luc Coulomb et La Renommée par François Clairin-Deslaurier tous deux jeunes
constructeur et sous-constructeur.

Dans son ouvrage, collection Archéologie Navale Française, Jean Boudriot a choisi La Renommée, frégate de 8 en une batterie pour établir une monographie représentative de cette nouvelle classe de bâtiments.
Les critères pour ce choix ont été une documentation de base assez complète pour cette frégate.    
Plan de capture Anglais :NMM
Projet de décor par Caffiéri :
SHM D¹ 68,f° 1
MM cl 7288
P. Morineau, répertoire de construction : Pg 139
Duhamel du Monceau : diverses références concernant  La Renommée et La Sirène

La Renommée va servir dans la Marine Royale française jusque 1747. Le 24 septembre de cette année, elle sera capturée, après un rude combat, par le HMS Dower, vaisseau anglais de 50 canons, et sera incorporée par la suite dans la Royal  Navy.

(*1).  Manuscrit B. Ollivier, (SHM 310 pg 440 à 443)
(*2).  La Néréide 1724  1er Ordre
1er pont : 10 sabords pour du 12 £

2ème pont : 11 sabords pour du 6 £
Le Jason 1724  1er Ordre
1er pont : 11 sabords pour du 12 £

2ème pont : 12  sabords pour du 8 £
gaillard d’arrière :  2 sabords pour du 4 £
 L’ Aurore 1742  1er Ordre
1er pont : 11 sabords pour du 12 £

 2ème pont : 12 sabords pour du 6 £
(*3).    La Frégate Marine de France  1650-1850   Jean Boudriot
(*4).   Est également construit par Luc Coulomb en 1744 La Panthère, frégate légère
        de 20 canons de 6 £



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Vue d’ensemble par bâbord. On peut admirer l’élégante charpente de la Renommée, avec ses 58 couples dont les 2 derniers vers la poupe sont partiels. Les membrures sont à double épaisseur (16 pouces), espacés par une maille de 8 pouces. Cette frégate est de construction relativement légère, en effet, le nombre des couples est relativement faible et la maille est large, on note également l’absence de clés. La coque est percée par 13 sabords pour du canon de 8 et par la porte de la bouteille, à cela s’ajoute les 2 sabords à barbettes de calibre de 4 £ sur le gaillard d’arrière.

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Vue ¾ tribord avant, donne un aperçu de la finesse des œuvres vives. On distingue l’ébauche des appotureaux s’assemblant sur la membrure. Le pied des allonges d’écubiers repose sur un massif sauf pour les 3 dernières qui s’appuient sur le couple de coltis (1er couple avant).

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Vue par la hanche tribord, à remarquer le massif de l’arrière surmonté de l’arcasse, elle même constituée de 3 barres et de la lisse d’hourdi. Sur celle-ci prennent appui les jambettes de voûte qui avec leurs allonges vont former la structure du tableau de poupe. Au dessus de la tête de l’étambot, se trouve la jaumière permettant le passage de la mèche du gouvernail. De part et d’autre de cette structure on peut voir les sabords d’arcasse destinés à l’éclairage et la ventilation de la Ste Barbe.

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Vue de la proue, on peut remarquer l’absence de mailles dans les allonges d’écubiers. A noter également la très forte rentrée et les formes fines de la Renommée.

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Vue de la proue par les ¾ tribord, on peut distinguer la structure du digon (éperon).

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Vue intérieur vers la poupe, on distingue la carlingue constituée de deux rangs d’éléments juxtaposés, dans son prolongement, le marsouin. De chaque bord, on peut voir les bauquières et au dessus les sabords dont les seuillets font saillie à l’intérieur de la membrure.

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Vue intérieure avant, on peut y voir les structures décrites au précédent cliché mais cette fois pour la partie avant du bâtiment.

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Vue plongeante de l’intérieur depuis la proue, on peut admirer les formes pincées de la frégate.

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Vue plongeante depuis la poupe, on remarque bien la saillie des seuillets de sabords, celle-ci est actuellement exagérée, elle sera bien sûr mise au niveau des vaigres.

 

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