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Michel MAGEROTTE

Le Fleuron

Vaisseau de 3 e rang

Constructeurs des vaisseaux du Roi : Joseph et Blaise Ollivier, père et fils.

Contexte historique

Blaise Ollivier est le troisième représentant d’une lignée de maîtres charpentiers et constructeurs ; en effet, son grand-père et son père étaient originaires du sud et ont travaillé à l’arsenal de Toulon. Joseph Ollivier et son fils Blaise y ont hérité des pratiques des Coulomb. Dès son plus jeune âge, Blaise est destiné à une carrière de constructeur au service du Roi. À cette fin, il bénéficiera d’une instruction qui lui ouvre la voie à la géométrie et à la mécanique, sa famille lui ayant transmis une expérience accumulée au fil du temps.

C’est dans ce contexte qu’en 1720, Joseph Ollivier est envoyé avec sa famille à l’arsenal de Rochefort pour terminer la construction de deux  vaisseaux mis en chantier par Pierre Masson qui vient de décéder… Blaise, alors âgé de 19 ans, seconde son père. Après le lancement réussi des deux vaisseaux  Le St Philippe de 74 et Le St Louis de 62 canons, Blaise sera nommé sous-constructeur. De 1722 à 1724, Joseph Ollivier entreprend la construction de La Néréide, frégate de 1er ordre. Blaise part en Languedoc prospecter les forêts pour le compte de la marine et aide ensuite son père sur le chantier de la Néréide, il signe un plan en coupe montrant toute la charpente intérieure de cette frégate. Après le lancement réussi de la Néréide, Joseph Ollivier est nommé maître constructeur et rejoint avec son fils l’arsenal de Brest en qualité de premier maître constructeur pour remplacer Geslain Père.

En 1725, Blaise Ollivier effectue le relevé des formes du vaisseau Le Lys de 68 canons avant sa reconstruction, conçu en 1706 par le constructeur de renom Blaise Pangalo. Son père effectue le relevé avant démolition du Royal Louis de 1692 construit à Toulon par François Coulomb. En 1727, ils mettent en chantier la frégate légère L’Astrée armée de 30 canons. La même année, Blaise Ollivier embarque à Brest sur L’Achille, vaisseau de 62 canons construit également par B. Pangalo, afin d’en étudier le comportement à la mer. Au terme  de cette campagne de 6 mois qui se termina à Toulon, Blaise rédigea un mémoire intitulé « Observation sur la Construction ».

Peu après, un vaisseau de ligne de 64 canons percé à 12 sabords à la première batterie nommé Le Fleuron  est commandé aux Ollivier père et fils par  Maurepas, Secrétaire d'État à la marine. Il sera mis à l'eau un an plus tard, le 30 avril 1730. Le relevé du Lys et les observations faites sur L'Achille auront certainement contribué à sa réussite.

Vue d'ensemble du modèle montrant la disposition de la voilure en ''panne'' pour lui permettre l'embarquement ou à l'inverse le débarquement du canot et de la chaloupe.

001 FMM

Caractéristiques

Dimensions principales:
  • Longueur : 146 Pi 3 Po
  • Largeur :  39 Pi  4 Po
  • Creux : 18 Pi 2 Po 
Artillerie:
  • 26 canons de 24 £ à la 1ère batterie
  • 26 canons de 12 £ à la 2ème batterie
  • 2 canons de 6 £ sur le gaillard d’avant
  • 4 canons de 6 £ sur le gaillard d’arrière
Equipage:
  • Etat major
    15 officiers
  • Equipage
    450 hommes
    40 moussesUn modèle d’arsenal, les choix dans la construction du Fleuron.

Lorsque j’ai décidé d'entreprendre la  construction du vaisseau de 3ème rang ˝ Le Fleuron ˶ issu de la monographie de Gérard Delacroix, tout était fait pour me séduire dans ce bâtiment. Il était en effet le représentant d’une époque de transition où se mêlaient les modernités et les archaïsmes. De plus, le vaigrage oblique du Sieur Gobert et le décor remarquablement équilibré de Charles-Philippe Caffiéri m’intéressaient tout particulièrement.

De prime abord, j’ai pensé à la présentation ; comme je voulais présenter le modèle dans son entièreté, l’échelle du 1/48ème me paraissait raisonnable. De plus, comme je souhaitais réaliser le gréement mais aussi la voilure et en même temps montrer la charpente et les emménagements intérieurs de la cale, il fallait trouver une composition pour que rien ne choque à la vue. J’ai d’abord écarté l’option de représentation en bois naturel, car si le décor peut être absolument remarquable à l’échelle 1/36ème, il n’est pas suffisamment mis en valeur au 1/48ème surtout pour un vaisseau sous voile. J’ai écarté également la présentation du modèle entièrement peint, parce que cela demande un doigté peu commun si l’on souhaite présenter un modèle réaliste, et d’autre part je ne désirais pas voir le cloutage et chevillage disparaître sous la peinture. Je me suis donc décidé pour une présentation mixte dans laquelle tout serait représenté d’une façon harmonieuse.

La charpente ainsi que la tonnellerie resteraient en bois naturel, protégé par une lasure satinée transparente quant aux 86 canons de rebut constituant le lest en fer, ils présenteraient les rouillures omniprésentes dans la touffeur et l’humidité du fond de cale.

L’intérieur des batteries et des pavois serait ocre rouge, le rouge de la palette Boudriot, cependant pâli pour respecter la réduction d’échelle. La ˝sainte Barbe˶ et les logements peints dans leurs teintes respectives également ˝amorties˶ pour la même raison et pour l’agrément du regard ; la mâture représentée selon les teintes de l’époque.

Pour ce qui est de l’aspect extérieur du vaisseau, j’avais en main un document que m’avait fourni Jean-Claude Lemineur que je remercie ici, et qui était un extrait des états des dépenses pour la construction des vaisseaux, ceux-ci couvrant la période 1740-1750, donc très proche chronologiquement de l’époque du ˝Fleuron˶.
Il est frappant de constater l’absence de pigments bleus dans la dotation des vaisseaux du 3ème rang. En raison du prix élevé de cette teinte, on comprend que le bleu soit souvent mélangé à du noir de fumée dont le prix est de 6 livres 8 sols la livre et que le rouge beaucoup moins coûteux ai pris le pas sur le bleu, surtout compte tenu des finances délabrées de la France après le règne de Louis XIV. C’est la raison pour laquelle j’ai peint les hauts de la coque en rouge.

J’ai préféré laisser la ligne des batteries et les bordages entre les préceintes en bois naturel plutôt qu’en ocre jaune pour montrer le cloutage et parce que cela se mariait plutôt bien avec le reste.
Le corroi blanc de la carène est représenté par un blanc assez cassé, toujours par soucis d’harmonie avec le reste de la coque ; même chose pour le noir des préceintes qui est éteint avec du gris foncé.

Pour ce qui est du décor  de Charles-Phillipe Caffiéri, il est mis en valeur par du rouge vermillon et du jaune de Naples selon les quantités indiquées pour les vaisseaux du 3ème rang 2ème ordre. Est également indiquée l’attribution de 36 livres de vermillon, cette peinture assez fine consomme plus ou moins 1 kg pour 4 m² en trois couches ; cette dotation devrait permettre de couvrir 684 pieds carrés, soit 72 m² sans compter l’huile de noix, il semble que cette quantité soit suffisante pour couvrir le fond du décor et les bouteilles. La fourniture indiquée de 3000 feuilles d’or est suffisante pour couvrir la figure de proue et les armes du Roi. Son coût semble moins important que ce que l’on pourrait croire : 60 livres le millier, soit 18 livres au m² contre 4 livres au m² pour la peinture ocre rouge.

Michel Margerotte


La proue

050 FMM

Le vaisseau vu de 3/4 avant montrant l'élégance des lignes de ce vaisseau.

105 FMM

Ensemble de l'éperon du navire côté bâbord, l'ancre suspendue par son coude à la « candelette » de misaine va être amenée en suspension sous le bossoir.

120 FMM

L'ancre tribord est en suspension sous le bossoir et prête à être larguée.

110b FMM

La figure de proue montre un guerrier romain portant tunique et cuirasse, couronné de lauriers et tenant sous son glaive un dauphin dont la queue contournée habille l’arête de l'éperon.

125 FMM G

Avant droit du navire, la voile de civadière est ferlée, le grand foc et la voile d'étai sont affalés.

130 FMM

Le beaupré pourvu de son gréement dormant, étai et faux-étai de misaine, étai et faux-étai de petit mât de hune.
En dessous la sous-barbe ridée par deux caps de mouton.

Le grand foc est affalé et serré provisoirement le long du beaupré.

140 FMM

 


Le gaillard avant

210 FMM

Vue d'ensemble du château d'avant. On peut apprécier la densité des manœuvres  qui aboutissent sur le gaillard d'avant.

220 FMM

La joue tribord du navire, le  porte-hauban de misaine avec l'ancre de veille. Au bossoir la grande ancre soutenue par sa bosse de bout  avec sa  bouée d'ancre à poste à à l'avant du porte hauban.

230 FMM

Côté bâbord avant, l'ancre d'affourche au bossoir traversée et fixée à son apôtureau  par une serre-bosse.
En dessous du canon du gaillard, les deux ancres à jet dont la plus petite est munie d'un filet tendu qui facilite l'usage de la sonde.

240 FMM

La grosse glène de cordage liée sur les haubans représente l'orin de la bouée d'ancre et fait normalement 2 fois et demi la longueur du vaisseau.

250 FMM

Le filet du sondeur côté tribord dont on peut mieux apprécier les détails sur cette vue.

300 FMM G

L' ensemble du  mât de misaine avec son gréement. nous pouvons voir le bouquet de basse voile en position haute, le grand étai congréé, le palan d'étai et les branches de bouline de grande voile.

310 FMM

Vue complète de la hune de misaine; de nombreux cordages sont fourrés pour prévenir l'usure due au frottement. Bien visible, le bouquet de basse voile.

315 FMM

Le pied du mât de misaine avec tous les aboutissements des manœuvres qui se font sur le bitton du petit hunier , sur des taquets ou encore des boucles fixées sur le pont à la demande. Au centre en arrière du mât on aperçoit la poulie d'itague,  une ouverture carrée dans le bordage du gaillard permet le passage de la drisse  pour rejoindre  le sep de drisse se trouvant sur le second pont.

320 FMM

Autre vue d'ensemble du gaillard d'avant donnant sur le fronteau,
en avant du couvercle de cuisine, le petit cabestan muni de ses barres.

 


Les passavants

410 FMM

Le vaisseau du troisième rang a ses passavants surbaissés d'environ 10 Po par rapport aux deux gaillards.
Côté tribord, les canons de la première batterie au niveau du passavant sont à la serre, ceux du second pont en retrait pour la manœuvre  du grand canot.

420 FMM

Vue sur le fronteau du gaillard avantet des passavants.

430 FMM

Comme on a déjà pu voir sur les images montrant les deux entreponts de l'intérieur côté tribord, les canons sont mis à la serre pour permettre le débarquement ou à l'inverse, le rembarquement du grand canot ou de la chaloupe. En regardant les différentes photos, on peut suivre l'aboutissement des différents palans utilisés pour la manœuvre des embarcations.

432 FMM

440 FMM

L'embelle du vaisseau côté bâbord, les canons en batterie.


Le gaillard d'arrière et la dunette

500 FMM

L'ensemble du grand mât composé du grand bas-mât, du grand hunier et du grand perroquet.

510 FMM

Le grand arc-boutant est en place supporté sur son arrière par une potence. Une partie de la mâture de rechange est disposée sur le porte-hauban.

513 FMM

La grande voile carguée et le grand hunier sont ici vus par l'arrière.

515 FMM P

La grande hune et son garde corps munis d'un filet de protection.

518 FMM P

Détail du Bouquet de basse voile tribord.

520 FMM

Le gaillard d'arrière commence en arrière du grand mât, sa grandeur permet la mise en place de trois canons de 6 livres de chaque bord. L'escalier d'état-major est surmonté d'une structure métallique pour servir de support à une capote en toile.

600 FMM G

Le bas mât d'artimon et la vergue sèche servant à l'établissement du perroquet de fougue.

610 FMM P

615 FMM

Le porte hauban d'artimon côté tribord.

620 FMM P

Le porte hauban d'artimon côté bâbord, on peut voir l'extrémité de la mâture de rechange  qui est ligaturée pour empêcher tout mouvement sur une potence clouée contre la muraille.

625 FMM P

La hune du mât d'artimon.
La suspension bien spécifique de l'ourse d'artimon, vue d'ensemble et détail.

650 FMM

Sur la dunette, les cages à volailles sont faites sur mesure pour rentabiliser au maximum l'emplacement disponible. En arrière du fronteau de dunette, l'aboutissement des manœuvres du mât d'artimon.

670 FMM

Dernière photo avant de passer au décor de la poupe, une  vue 3/4 arrière montrant l'ensemble du  vaisseau.


Le décor,  poupe et bouteille

La composition classique du décor des vaisseaux de guerre  français telle qu'on peut la voir sur le Fleuron remonte à Jean Berain ; elle se caractérise par la division de l'espace à décorer en compartiments recouverts de panneaux décoratifs. Son remplaçant  Antoine François Vassé reste dans la continuité de son prédécesseur tout en évoluant vers le style Louis XV, il modifie notamment le contour des bouteilles, l'amortissement se termine maintenant à l'arrière contre l'allonge de cornière, la bouteille est ainsi intégrée au décor de la poupe. Ce style de décor perdurera jusqu'à la guerre de sept ans qui verra la transition avec l'adoption de la bouteille à l'Anglaise. Cette dernière se traduit par un deuxième niveau de commodités pour desservir la chambre de conseil. Ce changement  peut s'observer sur le décor du Zodiaque et du Thésée tous deux construits à Brest en 1755 et 1757. Le décor de poupe du Royal-Louis, vaisseau trois pont  construit en 1759 comporte une bouteille à la Française et sa variante à l'anglaise comportant trois niveaux. L'adoption du tableau en « fer à cheval » signifiera l'abandon de ce type de décor « à panneaux » initié par Jean Berain dans les années 1680.

700 FMM
Poupe du Fleuron  suivant le projet de décor de Charles-Philippe Caffieri daté de mai 1730.

Comme le dit Gérard Delacroix, les décors de Caffieri ont dû être adaptés à la réalité de la charpente, le modéliste  de son côté a dû  transformer les dessins de la monographie en volumes, à vous de juger le résultat. Un conseil de l'auteur de la monographie, l'étude de modèles tel que le Tonnant vaisseau de ligne des années 1740. Voir l'article sur le Tonnant de Jean Boudriot paru dans la revue Neptunia  n° 174 et dont on peut voir en complément quelques photos  du décor de la poupe sur la page annexe de notre site, Le modèle du Tonant.

La bouteille

740 FMM

La bouteille à la française ne comporte qu'un étage au niveau de la grande chambre destiné aux commodités de l'Etat-major. Au dessus on retrouve l'amortissement et en dessous, la bouteille se termine par le cul de lampe.

751 FMM

Au niveau de la chambre de conseil on retrouve l'amortissement terminant le haut de la bouteille en trompe œil,  il se compose d'un panneau décoré, plaqué contre la muraille à hauteur des fenêtres de la gallérie.
La main courante de la balustrade se raccorde au tableau arrière par une herpe ou arc-boutant agrémenté par des chutes de motifs ornementaux.
La balustrade divisée en trois panneaux, est la continuité du décor de la galerie.

752 FMM

Le corps de la bouteille, divisé en six panneaux. Autour de la fenêtre factice on retrouve un décor léger composé d'ornements floraux et de coquilles sans oublier les dauphins.

753 FMM

Le cul de lampe composé d'un massif de bois léger tel que bois de tilleul, de peuplier, pin ou  sapin.

Le tableau

760 FMM

Cette vue d'ensemble du tableau arrière permet de comparer la réalisation pratique avec le dessin de Charles-Philippe Caffieri.

761 FMM

En partie haute on retrouve le tableau délimité par la corniche moulurée, posée au-dessus des fenêtres de la chambre de conseil et de  la corniche de couronnement. Pour le Fleuron qui n'a pas de cabanes sur la dunette, cet espace est relativement réduit en hauteur  ce qui influence le décor du tableau.
Le couronnement se termine par le cordon dont les deux extrémités débordent le tableau et s'appuient sur les termes, ce qui donne une  liaison avec la bouteille.
Le fanal de poupe a son chapeau  surmonté par un dauphin,  son cul de lampe s'intégre dans le décor du tableau. De chaque côté on retrouve un décor asymétrique représentant des cornes d'abondance et au bout du cordon de couronnement on retrouve un pot de feu terminant le décor.

762 FMM

La galerie est accessible depuis la chambre de conseil par une porte centrale. Son plancher est soutenu par des courbatons qui forment les pilastres des fenêtres de la grande chambre. Dans les différents panneaux, on retrouve des médaillons  aux fleurs de lis, des coquillages. Au centre de la balustrade, un écusson ailé et couronnée aux armes du Roi. En 1782, Pierre-Charles Lubet utilisera ces ornements  pour la composition de la figure de proue du Superbe.

763 FMM

Le revers de voûte se trouvant à hauteur du second pont, il comporte le cartouche d'inscription   qui est rehaussé par des feuilles d'acanthe et des coquilles. Sur les côtés on retrouve des ornements floraux encadrés par des filets se terminant par une boucle.

780 FMM

Dernière photo montrant bien le raccord de la galerie avec la bouteille. Le tournant de la galerie est au même niveau que la sole supérieure de la bouteille, on y retrouve un panneau couvert par un monogramme royal imbriqué dans une couronne de laurier. La transition vers le niveau supérieur de la bouteille se  faisant par l'arc-boutant soutenant l'extrémité du couronnement. Les panneaux à l’arrière de la bouteille sont recouverts par des décors floraux ; coquillages et dauphins sont parfaitement intégré à la poupe.

La charpente en bois tors

F MM 100P

Vue sur les couples de levée maintenus en place par le chantier, qui constituent la base de la coque en bois tors.

F MM 105P

L'avant de la charpente avec le marsouin mis provisoirement en place.

F MM 108A

Les entailles à margouillet de la quille prêtes à recevoir les couples de remplissage.

F MM 110P

Vue générale de la charpente en bois tors.

F MM 112

L'arrière de la charpente avec la serre bauquière et la première vaigre de bauquière en place. Le tableau et ses montants paraissent assez fragiles pour l'instant car ils ne sont encore maintenus que par le cordon du couronnement.

F MM 115P

Partie centrale montrant le vaigrage oblique découlant du mémoire "Goubert" destiné à l'époque du "Fleuron" à combattre l'arc de la quille.

F MM 118P

Vue du vaigrage oblique à la partie avant, il fait un angle d'environ 36 degré avec la membrure, les vaigres obliques sont endentées haut et bas dans la vaigre de bauquière inférieure et dans la dernière vaigre des fonds placée à hauteur des bouts des varangues.

F MM 125P

Vue renversée de la carène montrant les barres d'écusson, la barre de pont, la lisse d'hourdi et la barre d'arcasse.
Côté bâbord des ouvertures pratiquées dans la coque permettront de voir l'intérieur de la cale et du faux pont.

F MM 122P

Les vaisseaux de guerre français sont pourvus de porques, le Fleuron en compte 12 que nous voyons ici dépourvues de leurs aiguillettes.

F MM 127A F MM 128P

Deux autres vues renversées qui montrent les deux rangs de clefs enfoncées entre les mailles qui solidarisent les bas fonds de la coque solidement ensemble. Le premier rang placé à 3 Pi de la quille et le second à 3 Pi du premier, ces clefs ont 8 Po de largeur et sont creusées d'une goujure.
Le bordage de la poupe est en bonne voie.

F MM 130P

Côté tribord, les fonds du navire montrant le vaigrage oblique ainsi que l'ensemble des 12 porques.

F MM 133P

Vue avant montrant les fonds du navire, la carlingue du mât de misaine suivie de trois guirlandes de la cale.

F MM 135P F MM 137

Deux vues de la partie arrière du navire. Le vaigrage de la cale est réalisé en plein au niveau de la soute aux poudres et aux biscuits. Le marsouin est entaillé en forme d'escalier pour permettre l'accès à la soute de rechange du maître canonnier située à l'extrême arrière de la cale. Deux courbes d'écusson liaisonnent l'arcasse avec le reste de l'édifice. La lisse d'hourdi sert de seuillet aux sabords de retraite du premier pont. La charpente du tableau est terminée.

F MM 140

Vue d'ensemble de la coque les préceintes, lisses d'accastillage et le bordage en place.

Les emménagements de la Cale

F MM 300E

Vue d'ensemble de la coque côté tribord montrant les ouvertures pratiquées dans la membrure permettant de montrer tous les emménagements de la cale et du faux pont.

F MM 310

La grande cloison de l'avant délimite le plancher aux câbles de la cale à eau.

F MM 315

Soute aux poudres de l'avant, au centre de la cloison, le caisson vitré de façon étanche qui contient la lanterne, celle-ci est introduite depuis la fosse aux câbles. En avant, l'échelle volante relie la soute à l'étage supérieur.

F MM 320

La fosse aux câbles. Les câbles ont une longueur de 120 brasses ou 195 mètres. Il y en a 6, leur circonférence est fonction du maître bau, ceci donne  pour le Fleuron des grelins d'un diamètre de 16,3 et de 15,8 centimètre.

F MM 330

La cale à eau dont certaines barriques sont en place repose sur un lit de lest constitué par du lest en fer sous forme de 86 canons de rebut du calibre de 6 et de 8 £ dont le poids est estimé à 103 tonneaux. Pour compléter, 50 tonneaux de lest en pierre mis sur et entre les canons et dans les espaces des porques de la grande cloison de l'arrière à celle de l'avant. On peut constater que "Le Fleuron" n'est pas pourvu de faux pont au dessus de la cale à eau.

F MM 340

Vue sur l'archipompe et du  parc à boulets, le corps des pompes est en bois et peut être cerclé. Au niveau du grand panneau, on peut voir les ancres de cale disposées comme  en campagne, les pattes reposent sur le premier pont et la verge est attachée à l'épontille par quelques tours de cordage.

Sur les 86 canons servant de lest, 22 sont placés longitudinalement sur la tête des varangues.
Savoir: 2 entre la porque en arrière de la grande cloison et celle qui la suit
Savoir: 8 entre cette porque et celle qui est en arrière
Savoir: 8 entre les deux autres porques
Savoir: 2 entre les porques en arrière de la grande cloison et celle qui la suit
Savoir: et 4 entre les porques qui encadrent l'archipompe.

F MM 340E

F MM 345

En arrière de l'archipompe on trouve la cale à vin avec au-dessus le plancher du maître valet.

F MM 355

La cale à vin et la soute aux poudres en barils, séparée par la double cloison pare-feu du "sac à terre" généralement bourrée d'argile.

F MM 360

La soute aux poudres en gargousses séparée de la soute aux poudres en barils par une cloison à claire voie qui est dissimulée ici par la porque.

F MM 380

L'archipompe d'artimon et le plancher des soutes à pain dont l'accès se fait par le courroir des soutes à pain .

Le premier pont

F MM 217P

Les câbles roués dans la fosse aux câbles, sortent par l'écoutille pourvu d'échancrures  et sont capelés sur les grandes bites avant de sortir par les écubiers. Le retranchement de la gatte garni de feuilles de plomb recueille l'eau et la vase des câbles qui s'évacue ensuite par deux dalots percé dans la muraille.

F MM 233P

Vue sur la première batterie, l'ancre de cale repose sur des cousins de bois, les canons sont reculés pour permettre la manoeuvre des embarcations.

F MM 235A

Vue sur le grand cabestan à double cloche, le grand sep de drisse et les 4 pompes du grand mât.

F MM 238P

Autre vue montrant les canons de l'embelle, reculés et bloqués pour que la volée ne gène pas la manoeuvre des embarcations.

F MM 255P

En avant du réduit du commis aux approvisionnements, sont placés les deux canons de la Sainte barbe complètement grées, avec au centre un parc à boulet du type "à la Française"

F MM 258P

La cloison de la Sainte barbe dispose d'une porte côté tribord, cette cloison est démontable et est munie d'équipets de rangement pour notamment les étuis à gargousses vides.
Le fanal de la  Sainte barbe est vitré des deux côtés de la cloison, près de cette cage du fanal on peut voir le bout arrière la carlingue du mât d'artimon.

Le second pont

F MM 271P

Le deuxième pont prêt à être armé.

F MM 275P
Charpente du 2ème pont montrant les doubles files d'hiloires, gouttières, serre-gouttières, arc-boutant et barrotins.
En partie centrale on trouve les bittons du grand hunier, les pompes  et le sep de drisse du grand mât.

F MM 280P

Contre le bord deux dalots servant à évacuer les aux provenant de la cale.

F MM 282P

F MM 288P

F MM 291P

Les trois dernières photos montrent l'artillerie du deuxième pont en place, les canons de 12 livres sont amarrés à garant simple.

F MM 296P

A hauteur du grand panneau on retrouve sur le deuxième pont une fermeture à caillebotis composée de 4 panneaux.

F MM 299A

Canon de 12 £ en retrait.

Sous la dunette.

La surface disponible sous la dunette du Fleuron, vaisseau de 3ème rang dont la largeur au maître-bau est de 39 Pi 4 Po,  est suffisante pour l'installation de  4 chambres d'officiers suivi de la chambre de conseil. Comme on peut le voir sur la photo d'ensemble, la dunette commence un barrot en arrière du mât d'artimon,  la largeur  du tableau arrière permet le percement de 5 ouvertures dont une porte donnant sur  la galerie. Les autres dispositions sont analogues aux explications qu'on retrouve chez Jean Boudriot  dans son vaisseau de 74 canons.

F MM 510

F MM 520

Deux vues de la chambre de conseil, domaine réservé à l'usage du capitaine.

F MM 522

F MM 532

A tribord la chambre du capitaine.  Au centre le courroir, légèrement déporté sur bâbord,  reliant le clavecin à la chambre de conseil. A bâbord la chambre de son second, légèrement plus étroit et dont  l'accès ce fait par le clavecin.

F MM 534

Autre vue d'ensemble montrant les emménagements de la dunette qui sur le Fleuron s'arrête un barrot derrière le mât d'artimon.  Sur cette longueur, on retrouve répartis de chaque côté du clavecin les deux chambres attribuées suivant leurs ancienneté aux lieutenants de vaisseaux. Leur longueur avant arrière  correspondant aux dimensions du lit installé contre la muraille, généralement 6 Pi de longueur. A la suite deux chambres légèrement plus longues, celle du capitaine à tribord et de son second à bâbord, et dont la disposition du mobilier est différente. Et pour finir à l'arrière, la chambre  de conseil  donnant sur le balcon et faisant 16 1/2 Pi de longueur.

F MM 545

Il est intéressant de comparer cette disposition de la dunette avec celle  de Bigot de Morogue, traitant également d'un  vaisseau de 60 canons percé à 12 à la première batterie pour du canon de 24 £ et dont la longueur est de 146 Pi 1/2, donc à peut de chose près identique. On retrouve la dunette un barrot en avant du mât d'artimon, et en réduisant à  14 Pi  la longueur de la chambre de conseil il à  distribué  4 chambres d'officiers dans l'espace du clavecin. Disposition habituelle qu'on peut retrouver sur tous les vaisseaux de ligne de 64 à 80 canons. Ceci correspond également aux dimensions préconisées par Blaise Ollivier qui donne de à la chambre de conseil 13 à 14 Pi de longueur pour un vaisseaux du troisième rang, Pour le Fleuron il à porté cette longueur à 16 1/2 Pi, ceci pour donner plus de d'espace réservé au comandant du Fleuron.

La chaloupe

F MM 600

Vue d'ensemble de la chaloupe, qui est présentée ici munie d'un collier de défense. Deux modèles d'époque, le modèle du Louis le Grand  qui doit être antérieur au Fleuron a sa chaloupe équipée de la sorte ainsi que le modèle du Bien Aimé, vaisseau de 64 canons a un canot protégé par le même système de boudin.

F MM 610

A l'avant de la chaloupe, le traversin peut recevoir deux pierriers.
Outre les deux modèle d'époque, Blaise Ollivier donne une brève définition et l'usage de ce collier qui s'étend de l'avant à l'arrière le long du carreau des chaloupes et des canots, Ozanne représente ce détail sur une chaloupe désaffourchant un vaisseau  de 64 canons.

F MM 613

Le fond de l'embarcation est muni de "pédagues" amovibles servant d'appui aux pieds des rameurs.

F MM 618

Comme à l'avant, deux pierriers peuvent également être placée en batterie à l'arrière sur les courbes renforçant la lisse d'hourdi

"Amarsenal" applique les principes de la loi vie privée du 8 décembre 1992.
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