Notre association

 

 





















 

 


 

 







Vue intérieure d’un vaisseau de ligne français montrant le vaigrage oblique tel qu’il à été pratiqué dans les années 1740 à l’arsenal de Brest.
Un des aspects du modèle d’arsenal est la réalisation de cette charpente intérieure, ceci permettra ensuite de donner un aperçu plus ou moins complet et suivant ses goûts personnels, des emménagements de la cale, du faux pont, des ponts en terminant par les logements de l’état-major.
L’utilisation du 36ème comme échelle pour l’exécution du modèle, permet une confection aisée de tous ces détails intérieurs tels que cloisons, portes, mobilier et parquets tout en respectant les proportions de toutes ces pièces.

 

But de notre association :

L'étude archéologique et la construction de modèles de navires, de portions de modèles ou encore de pièces spécifiques couvrant la marine à voile des XVIIe , XVIIIe et XIXe siècles.
Généralement la réalisation d'un modèle commence par la construction de la charpente extérieure, suivie par la charpente des ponts et planchers, des emménagements de la cale et des ponts, gaillards et se terminant par la dunette qui comporte les installations de d'état-major, pourvues d'un certain raffinement, ceci pour la coque.
Suivant la sensibilité et les goûts de chaque modéliste, s'ajoute à cela la mise en place de la mâture, du gréement avec ou sans voilure. Ce travail demandant beaucoup de finesse et de rigueur si on veut approcher la qualité de certains modèles se trouvant dans les différents musées de la marine. Ceux-ci sont la référence, l'exemple qu'il faut suivre.
Dans le cas d’une représentation complète, le volume de travail étant considérable, le modéliste aura l'option de la coque réalisée sur couples de levée ou en variante la représentation de la charpente sur membrure sans entrer dans le détail des emménagements de la cale et du faux pont et ce afin de diminuer partiellement l'investissement en temps, nécessaire à la réalisation de son sujet.
Suivant le modèle choisi, qu'il découle d'une monographie ANCRE avec ou sans charpente, ou encore d’après des plans ou sources anciennes, il reste toujours en amont un travail de recherche et de préparation personnel plus ou moins long pour la réalisation de son projet.

 

L'échelle adoptée découle de l'ancien système de mesure, elle est choisie en fonction du sujet traité, de la présentation retenue et de la place dont on dispose une fois le modèle fini.
 L'exemple de la Belle, modeste barque longue illustre bien cet aspect de la grandeur du modèle, mais donne également un aperçu de la manière que le modéliste a choisi pour sa présentation. On peut voir de gauche à droite, un modèle à l'échelle du 1/18ème, suivi du 1/24ème, un modèle sur son chantier de construction au 1/ 36ème, pour terminer par une coque à l'échelle du 1/48ème.

 

Le choix de modèles couvre tous les types de navires qui étaient en usage durant l'époque étudiée. Que ce soit la marine de guerre ou celle au commerce, des vaisseaux de ligne aux bâtiments de bas-bord et de servitude.

 

La photo montrant côte à côte Le Sans Pareil, vaisseau trois pont du milieu du XVIIIe siècle et La Belle, barque longue de la fin du XVIIe siècle. L'exemple choisi illustre les deux extrêmes entre la réalisation d'une modeste barque et un vaisseau de prestige de l'époque Louis XV.

 

Depuis le 17ème siècle, les vaisseaux faisant partie d'une escadre de combat pratiquent la tactique du combat en ligne de file.  La grandeur et la puissance d'une nation passe par le nombre de vaisseau de haut bord qu'elle peut aligner. Les stratèges navals ont classé les vaisseaux en plusieurs rangs suivant le nombre de canons qu'ils portaient, eux-mêmes subdivisés en deux à trois ordres. Le18ème siècle voit une augmentation de la puissance de feu des vaisseaux de ligne et une rationalisation des différents rang des vaisseaux.
Vu le prestige de ces machines de guerre, le vaisseau de ligne est naturellement un sujet de choix pour le modéliste pratiquant cette discipline.
Le Fleuron, vaisseau de 3ème rang, le Sans-Pareil et le Téméraire, respectivement du 1er et second rang sont réalisés à l'échelle du 1/48ème. Cette échelle permet une représentation complète du vaisseau, montrant toutes les caractéristiques de la mâture, du gréement et de la voilure sans oublier la charpente et les emménagements de ce type de navire tout en limitant l'encombrement du modèle.
 

 

Cette marine qui couvre un espace de temps s'étalant sur trois siècles, peut également être subdivisée en différentes périodes qui ont marqué son évolution.

On débute la construction navale par la marine de Louis XIV, cette période se terminant dans les années 1720 avec la disparition des maîtres charpentiers du 17ème siècle et de leur approche empirique de la construction navale.

 



Vaisseau de guerre de la première marine de Louis XIV

 

Vient ensuite la marine de Louis XV caractérisée par une approche plus scientifique de l'architecture navale.  L'établissement de plans schématiques se généralise, elle s'accompagne de divers calculs effectués, tel que le volume et le poids de la coque. L'architecture navale progresse, deux constructeurs auront marqué cette période par leurs innovations, Blaise Ollivier et Pierre Morineau, ont tous deux innové en matière d'architecture navale. Leurs vues ont influencé la nouvelle génération de constructeurs  et leurs réalisations ont marqués leur époque et même au delà, que ce soit avec le Dauphin Royal ou L'Intrépide qui tous deux étaient encore en service lors de la guerre d'Amérique ou encore de L'Invincible qui aura suscité l'admiration de la marine Anglaise.
 

 



Le Fleuron, construit par Blaise Ollivier est certainement le premier vaisseau de ligne de cette nouvelle génération.

 

Duhamel du Monceau a amorcé l'étape suivante en préconisant  l'ouverture des connaissances. La création de l'école de Paris procure une base scientifique aux futurs constructeurs. On voit également un début de standardisation des constructions tel que l'avait  souhaité Colbert, les constructeurs se voient octroyer le titre d'ingénieur constructeur et certains seront anoblis pour service rendu à la nation. François Clairin-Deslaurier, Antoine Groignard, Jean-Marie Blaise Coulomb et Léon Guignace feront partie de ces Ingénieurs qui vont doter Louis XVI  d'une marine pouvant rivaliser avec celle des Anglais.
 

 



La Belle Poule, frégate de 12 a remporté le premier combat de la guerre d'Amérique.
Elle fût construite en 1765 à Bordeaux par Léon Guignace .

 

L'après guerre d'Amérique est suivie de  la période Sané Borda et la concrétisation du plan type pour les trois classes de vaisseaux de ligne. Le programme débute en 1782 avec la construction de plusieurs vaisseaux de ligne de 74 canons dans les différents arsenaux. Viendra ensuite dans les années 86 et 87 le tour des vaisseaux trois pont de 118 canons, suivis par le vaisseau de 80 canons. Sané ayant imposé ses plans, les autres ingénieurs constructeurs sont rétrogradés au rang d'exécutants, il ne leurs reste plus que l'élaboration des plans concernant les bâtiments de bas-bord pour exercer leur art et  se distinguer. Ce sera la marine de la révolution et de l'empire.

 


Comme exemple, le plan d'un brick de 16 canons de 6 £ réalisé sur le plan de l'ingénieur Pestel.

 

La dernière phase de cette évolution se situe sous la restauration, le baron Tupinier contribuera à la modernisation ultime de la marine à voile en lançant de nouveaux plans type pour les vaisseaux de ligne, mais également pour les frégates et les corvettes, qui joueront un rôle essentiel durant cette dernière période dite de la marine classique.

 



Modèle en construction de La Créole, corvette de 24.
Le bâtiment fût construit en 1827 à Cherbourg  par l'ingénieur Leroux .
Elle participera à la campagne du Mexique sous le commandement du Prince de Joinville, fils de Louis-Philippe

 

Ces quelques photos ou dessins nous ont permis de parcourir rapidement deux cents ans  de construction navale française, démarré avec la marine de Louis XIV caractérisé par l'opulence du décor et se terminant par la marine Post-Napoléonienne ou le fonctionnel est passé en avant plan.

L'échelle adoptée découle de l'ancien système de mesure et est fonction de la présentation finale du modèle. La facture que le modéliste adopte, est une question de goût personnel, mais découle toujours des modèles d'époque qui restent la référence à suivre.

Ce rapide tours d'horizon termine la présentation des différents centres d'intérêt de notre association, principalement axés sur la marine française.

 
 

 


Reportage Vidéo AMArsenal

 

 

 

               

 

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